Êtes-vous métis(se) ?    (IDENTIFEZ-VOUS AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD !)

La communauté invite tous les titulaires de droits métis de la région à s’identifier «Métis» et à s’inscrire à notre organisme «avant qu’il ne soit trop tard», soit avant la reconnaissance des droits de la communauté par les tribunaux.
   
LA RECONNAISSANCE DES MÉTIS AU CANADA

   Le Canada a adopté en 1982 l’article 35 de la Loi constitutionnelle qui reconnaît les droits ancestraux des peuples autochtones, lesquels s’entendent des Indiens, des Métis et des Inuit.

    En réponse à ceux qui soutenaient qu’il n’y avait pas de Métis en Ontario et au Québec, la Cour suprême a établi qu’il y a «peut-être» des peuples métis d’est en ouest du Canada : «En raison tout particulièrement de l’immensité du territoire qui est aujourd’hui le Canada, il ne faut pas se surprendre que différents groupes de Métis possèdent leurs propres caractéristiques et traditions distinctives. Cette diversité au sein des groupes métis permet peut-être de parler de ‘peuples» métis, possibilité que suggère le passage suivant du texte anglais du par. 35(2) : «Indian, Inuit and Metis peoples of Canada’».

    En 2003, elle a reconnu l’existence d’une communauté métisse à Sault Ste-Marie, dans le centre-sud de l’Ontario, et a reconnu les pratiques ancestrales de ses membres de chasser à l’année pour s’alimenter.

TROIS INDICES permettent d’identifier les Métis, selon la Cour suprême dans l’arrêt Powley:

    ils s’auto-identifient Métis/Métisse ;
    ils peuvent démontrer leurs liens avec des ancêtres qui appartenaient par naissance, adoption ou autrement à une communauté métisse historique;
    ils sont reconnus comme tel par les membres de leur communauté contemporaine.

    Une communauté métisse est «un groupe de Métis ayant une identité collective distinctive, vivant ensemble dans la même région et partageant un mode de vie commun».

    Nous estimons que cette définition de la Cour suprême s’applique aux membres de la Communauté qui partageaient une identité distinctive et un mode de vie commun fondé sur la chasse, la pêche, la traite et le troc.

    Les droits ancestraux métis sont les pratiques, les coutumes et les traditions exercées entre l’arrivée officielle de la France en Amérique du Nord en 1603 et l’année où le Canada a nié leurs droits vers 1850. Ils incluent leurs pratiques de chasse, de pêche et de cueillette à l’année pour s’alimenter, se vêtir, s’abriter, se chauffer, voyager et peut-être, commercer, et le droit auxiliaire à des camps pour les exercer.

NOTRE HISTOIRE

   En 1535, les Sauvages ont invité Jacques Cartier et ses hommes à troquer leurs biens contre des fourrures dans la Baie des Chaleurs.

    Durant 250 ans, outre les pêcheries, la «traite des fourrures» est la seule industrie rentable en Acadie, en Nouvelle-France et au Québec et le troc sa première expression.

    Selon la Commission royale sur les peuples autochtones, les premiers Métis «avaient des qualités et des compétences particulières qui firent d’eux des partenaires indispensables dans les associations économiques entre autochtones et non-autochtones. Ce rôle a contribué à façonner leur culture. En tant qu’interprètes, intermédiaires, guides, messagers, transporteurs, commerçants et fournisseurs, les premiers Métis facilitèrent considérablement la pénétration des Européens en Amérique du Nord».

    Les Français appelaient «coureurs des bois» et «bois brûlés» les Métis qui faisaient la traite des fourrures en raison de leurs activités dans les régions sauvages et de leur teint foncé.

    Les Métis du Labrador étaient appelés «livyers ou settlers» — car ils restaient dans les établissements de pêche toute l’année au lieu de regagner périodiquement l’Europe ou Terre Neuve.

    Les Cris les désignaient par un terme exprimant un de leurs traits caractéristiques, Otepayemsuak, c’est à-dire les «indépendants».

    La présence des Métis en Gaspésie en 1760 ne fait aucun doute. Après le départ de la France de l’Acadie en 1713, les personnes d’origine interethnique se sont regroupées en des sites stratégiques en Nouvelle-Écosse, à l’Île Royale (Cap Breton), à l’Île Saint-Jean (Île du-Prince-Édouard) et en divers lieux autour de la Baie des Chaleurs. Quand Wolfe mit la Gaspésie à feu et à sang en 1758, les Métis se sont retirés en différents lieux pour en ressortir après son passage. En 1760, Bazagier a dénombré à Listuguj «17 familles normandes et mitifs» faisant 100 personnes.

    DES MÉTIS ont été identifiés dans les premiers registres de Gaspé, la Malbaye, Grande-Rivière, Pabos, Port-Daniel, Bonaventure, Paspébiac, Caraquet et Listuguj : Alain, Boudau, Caplan, Chapadeau, Chicoine, Cronier, David, Duclos, Duguay, Garnier (Grenier), Giraud, Huard, Hyard, Julien, Larocque, Langlois, (Le) Bouthilier, LeBreton, Legouffle, Lepeau, (Le) Vicair, Mallet, Michel et Rousseau, sans parler d’autres cas dans le Bas Saint-Laurent. Selon le généalogiste Réjean Martel, on les retrouve dans la plupart des arbres généalogiques des habitants actuels de la Gaspésie.

FONDS DE DÉFENSE :

    La Communauté participe à la lutte en justice pour établir l’existence de la communauté en Gaspésie et le droit ancestral de ses membres de pêcher à l’année.
    Dans La Reine contre Éric Parent, Cour du Québec, chambre criminelle et pénale, district de Bonaventure, palais de justice de New-Carlisle, cause no. 105-73-000015-101, M. Parent est accusé d’avoir pêché plus de 15 poissons de fond, contrairement à l’article 91(13) du Règlement de pêche de l’Atlantique de 1985 et de l’article 78 a) de la Loi sur les pêches.

    Il oppose son droit ancestral métis de pêcher à l’année pour nourrir sa famille et ses proches.

    La Communauté l’appuie et invite tous ses membres de 18 ans et plus à contribuer 100 $ à son fonds de défense pour prouver en justice l’existence de notre «groupe de Métis ayant une identité collective distinctive, vivant ensemble dans la même région et partageant un mode de vie commun».

    ATTENTION ! Les retardataires ne pourront s’inscrire à la Communauté une fois leurs droits reconnus. En effet, selon la Cour, l’identification tardive doit être écartée car les postulants ne désirent qu’exercer un droit plutôt que participer aux activités du groupe.

Faites vérifier votre origine interethnique par le généalogiste
Réjean Martel : 418-782-2306
1630 route 132,
Cap d’Espoir     G0C 1G0